"La guerre des autres” réalisé par notre diplômé Rami Ghorra, sélectionné par le Festival JCC

18 déc 2020
Festival International de Cinéma JCC

Le film "La guerre des autres” réalisé par notre ancien élève Rami Ghorra, a été sélectionné et présenté lors du Festival International de Cinéma JCC 


 

Nous sommes fiers d’annoncer que le court-métrage “La guerre des autres” réalisé par notre ancien étudiant en Bachelor Digital Film Production Rami Ghorra, a fait partie de la sélection officielle du prestigieux Festival de cinéma “Les Journées cinématographiques de Carthage”, le plus grand festival du monde arabe, qui a eu lieu en Tunisie au mois de novembre. Ce film lui a permis de s’affirmer en tant que réalisateur, et a aussi été présenté dans de nombreux festivals au niveau global.

Retrouvez la bande annonce du film “La guerre des autres” :

En raison de cette importante réussite, nous avons interviewé Rami à propos de sa participation aux différents festivals, notamment aux JCC.
 

Quelle a été ton expérience lors des JCC (Journées cinématographiques de Carthage) ?

Les JCC étaient une expérience très particulière : à la fois effrayante et inspirante. Le premier jour était difficile parce que je prenais encore mes marques. Je me suis retrouvé dans un énorme hôtel (à côté des cinémas qui diffusaient la plupart des films), là où la plupart des invités étaient logés, avec plein d'artistes et de professionnels du cinéma qui semblaient tous savoir où aller. Moi comme je venais d'arriver, je me sentais un peu perdu. Mais dès le deuxième jour, j'ai commencé à assister à des workshops dès le matin, et le tout s'est naturellement fluidifié. À partir de là, mes journées étaient partagées entre des workshops où j'ai eu l'opportunité de rencontrer plein de gens très intéressants, et les diffusions des films dans l'après-midi.

 

Qu'est-ce qui t'a le plus marqué lors de ma participation au festival ? 

Toute l'expérience était globalement très marquante. Après, plus spécifiquement, je me souviens d'un court-métrage en particulier qui n'était pas dans la même catégorie que le mien qui m'a beaucoup marqué : RASTA, de Samir Benchikh. J'ai eu la chance d'assister à la projection et de discuter avec le réalisateur. C'était une rencontre et un visionnage qui m'ont beaucoup marqué.

Sinon, la première diffusion de mon film dans une grande salle avec des personnes que je ne connaissais pas était aussi un moment très marquant. Extrêmement effrayant. Mon cœur battait énormément. Suite à la diffusion, il y a eu une petite discussion avec le public qui était également très intéressante.

 

Qu'est-ce que cette participation au festival de cinéma le plus important du monde arabe représente pour toi en tant que jeune réalisateur ?

Je pense que cette expérience était surtout une très belle opportunité pour le développement de ma carrière et c'est un voyage que j'ai eu la chance de faire relativement tôt. 

Par rapport à mon film, je pense que ça veut aussi dire qu'il raconte une histoire importante qui peut parler au public du monde arabe.

festival cineme JCC

 

Ton film "La guerre des autres" a été sélectionné pour participer à divers festivals au niveau mondial. Qu'est-ce que tu as appris de toutes ces expériences ?  Est-ce que ça t'a donné une nouvelle perspective sur l'industrie cinématographique ?

Le parcours de mon film à travers les festivals m'a appris beaucoup de choses sur l'industrie du cinéma et sur le monde du cinéma indépendant. Malheureusement, à cause de l'épidémie du Covid-19, je n'ai pas pu profiter de ce parcours autant que j'aurais voulu, parce que la plupart des festivals dans lesquels mon film a été sélectionné devaient se dérouler au printemps 2020. Donc beaucoup ont été déplacés en ligne, ou alors reportés à 2021. L'expérience du voyage pour les JCC est la seule que j'ai pu faire sur place, c'est pour ça que c'est celle dont je retiens le plus de choses.

Sinon, en regardant les différents pays et les différentes régions du monde dans lesquels ce film a été sélectionné, j'arrive à me rendre compte que l'histoire que ce court-métrage raconte est universelle : il a été pris au dans pas mal de pays occidentaux (États-Unis, Canada, Londres, France etc.) mais aussi dans le Moyen-Orient et dans certains pays asiatiques (Inde et Japon). En regardant un peu mieux, j'arrive aussi à déterminer dans quelle région du monde la plupart des sélections a eu lieu, donc j'arrive mieux à imaginer où se trouve mon public futur pour ce genre d'histoire avec ce genre de narration. 

Globalement, ça m'a appris beaucoup de choses et ça m'a permis de gagner un peu d'avance pour les prochains films que je compte envoyer. 

 

Toutes nos félicitations à Rami pour cette belle réussite ! 

 

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