Le 48h gagnant

23 mai 2017
Le 48h gagnant

Le 48H
Concours intra SAE Paris

Le 48H est sans doute l’un des exercices les plus durs mais aussi un des plus enrichissants qu’il est proposé aux élèves de la section Film making.
Véritable concours intra-campus, il permet de rassembler l’ensemble des promotions de la section autour de contraintes de temps et de scénario.
Le responsable de cette événement, Maxime Fournier, a décidé d’un thème commun : « Vendredi 13 ». Le groupe mené par Donia Sekrane, en réalisation, et son équipe, a produit une comédie, Drugibus.
Le groupe composé de Kenny Vandal, et de son équipe a présenté un thriller intitulé Le sifflet du vendredi. C’est l’équipe de Drugibus qui ressort gagnante du 48H grâce au vote du réalisateur Luis Lobaton.
Maxime Fournier les a félicités pour « leur pertinence narrative et leur justesse visuelle sans défaut technique. »

Bravo aux deux équipes ! Nous attendons maintenant avec impatience les prochains 48H.

 


 

Drugibus

Réalisation: Donia Sekrane

 


 

Interview de Donia Sekrane

          1. Comment as-tu vécu l’expérience 48H en tant que Réalisatrice

D.S : Des moments de joie, de création et de réalisation... Travailler et être le chef d’orchestre d’une équipe technique prête à déplacer des montagnes pour vous et pour un film que nous avons créé ensemble. Que tout les éléments soient réunis en somme pour faire du Cinéma...Tous ne fonctionne pas toujours comme on l’aurait prévu. L’équipe était réduite au strict minimum et le travail à accomplir énorme. Il fallait écrire un scénario qui répond à des contraintes imposées, tirées au sort et tout çà en 48h!
Ce que j’ai appris c’est que pour être réalisatrice il faut surtout savoir faire des concessions. Il faut savoir faire face à la pression des imprévus et des délais imposés, malgrès l’excitation que nous pouvions ressentir car celà restait un coucours et bien évidemment un challenge pour nous tous!
Il a fallu s’adapter aux conditions de tournage ainsi qu’à la mécanique d’une équipe, et même jouer la comédienne (rires).
J’ai toujours essayé de garder en tête l’idée que rien n’est jamais réellement figé, et que des changements pouvaient être obligatoires surtout vis à vis du scénario que j’ai rédigé en quelques heures seulement. Ce film est né à 4h du matin...

          2. Quel est ton meilleur souvenir ?

D.S : Produire un film en un temps record en sachant que c’était le premier film que je réalisais. J’ai apprécié participer à ce challenge avec mon équipe et sentir monter l’adrélanine. J’ai pu pour la première fois raconter une histoire et la faire vivre en image. Le jour de la projection du film j’ai ressenti une satisfaction d’accomplissement et çà m’a motivé d’autant plus dans ma décision d’intégrer la SAE. J’ai réellement pris conscience ce jour là que j’avais fait le bon choix après dix ans de voyage et d’expérience profesionnelle, je suis en mesure de démarrer une nouvelle carrière dans l’univers de l’audiovisuel ou du moins sur la bonne voie. Même si la route est encore longue, on en apprend tous les jours un peu plus. Plus qu’un métier le cinéma reste une passion. J’aime beaucoup cette citation de Loick Peyron qui dit
“ Le plus beau des voyages c’est celui qu’on a pas encore fait.”

          3. Quelle a été la plus grosse difficulté rencontrée pendant le tournage ?

D.S : La question que je me suis souvent posée pendant le 48h a été “comment réagir quand un film devrait tenir en une semaine et que vous n’en n’avez que 48h ?” Il a fallu réécrire plusieurs fois, remodeler, découper des scènes du film, au fur et à mesure du tournage pour des problèmes de logistique, aussi pour respecter les contraintes imposées et faire entrer tout le contenu de notre histoire. Il a fallu avoir la bonne attitude face à des situations parfois complexes à notre niveau pour que notre vision et notre art voient le jour... c’est là que le savoir de chacun devient un atout et sans les compétences individuelles des teechniciens de l’équipe, ce film ne serait pas ce qu’il est. Aussi bien pour la lumière, que pour les prises de son. Nos ingénieurs du son ont même réalisés les musiques du film. Voilà... un tournage est avant tout un travail d’équipe et je les remercie tous pour cette expérience.

          4. Un conseil à donner à ceux qui aimerait tenter l’expérience ?

D.S : Je pense que pour le bon fonctionnement et déroulement d’un tournage l’organisation reste maître. Soyez préparés, respectez la hiérarchie des postes et suivez le plan prédéfini. Il est bon de prendre des risques parfois, et d’innover mais ne vous lancez pas trop loin si vous sentez que celà pourrait vous ralentir ou vous faire dériver spécialement si vos compétences techniques ne suivent pas. Il vaut mieux aller à l’essentiel et faire selon vos connaissances plutôt que d’être trop ambitieux et réduire la qualité du film. Amusez-vous, mais restez toujours concentré et rigoureux pour atteindre vos objectifs.

          5. Participeras-tu à la prochaine compétition de 48H ?

D.S : Oui, j’ai hâte! En espérant que la prochaine expérience soit encore meilleure!

 

Équipes concurrentes-48hLes deux équipes en concurrence pour le 48H (édition janvier 2017) et leur professeur Maxime Fournier (5ème pers. en partant de la gauche)